L’art du Suminagashi

Je réalise des papiers marbrés à la cuve sur un bain d’eau claire ; une des plus anciennes formes de marbrure pratiquées. A l’origine, cette technique est utilisée au Japon dès le 12ème siècle.

Les papiers ainsi marbrés y sont appelés Suminagashi.

  • sumi : encre noire
  • nagashi : qui flotte sur l’eau en mouvement

Ce n’est qu’à la fin du 19ème siècle que l’occident découvrira le Suminagashi.

C’est avec ces papiers marbrés réalisés à l’encre de Chine sur des papiers de format raisin environ que j’ai réalisé les séries Soyokase et Kazashimo, visibles dans mon portfolio.

La technique du suminagashi

Le principe consiste à faire flotter de l’encre sur de l’eau et à poser ensuite un papier qui absorbera le dessin laissé par l’encre à la surface de l’eau.

On commence par déposer une goutte d’encre sur l’eau, puis un corps gras en son centre, puis une goutte d’encre… et ainsi de suite en alternance jusqu’à former des ondes concentriques. D’abord très pâle, le dessin apparaît peu à peu. Pour donner aux lignes cette ondulation caractéristique, il faut agiter légèrement la surface de l’eau.

Ces papiers ainsi décorés servaient de support à la calligraphie, à la poésie ou encore aux documents officiels pour limiter les falsifications, par exemple.

Toutes les variantes sont ensuite imaginables à partir de cette technique de base.